Oghams

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Les oghams, que l’on utilisent surtout comme outil divinatoire de nos jours, sous formes de bâtonnets de bois gravés de signes représentants les arbres sacrés des druides, nous viennent des celtes irlandais. L’utilisation principale connue de cet alphabet des arbres, remontant probablement au néolithique, est l’inscription du nom du défunt sur les tombes. De plus, on pense aussi que les oghams auraient été utilisés par les druides comme une sorte de langage codé, dans lequel il fallait utiliser les doigts pour former des oghams, les alignant le long du tibia. Les celtes savaient écrire et utilisaient l’alphabet grec pour rédiger les textes courants, juridiques, etc, mais considéraient l’écriture (précisément l’oghamique) comme très puissante, alors ils s’en servaient  lors de rituels magiques. Étant donné le manque d’informations sur les druides, la phrase précédente n’est qu’une supposition des anthropologues. Dans la mythologie celtique, le dieu de l’Éloquence Ogmios, ou Ogma, est celui qui créa l’écriture oghamique, voici ce qu’on en dit dans un livre destiné à la formation des bardes ( L’Auraicept na nEces-Le rudiment du poète, p. 272.):

 »Or c’est Ogma, un homme très savant en langue et en poésie, qui a inventé l’ogham. La cause de son invention, en tant que preuve de son intelligence, est que ce langage devait être la propriété réservée des seuls érudits, à l’exclusion des rustres et des pâtres. »

Robert Graves (1895-1985), un poète romancier qui écrivit La Déesse Blanche, les mythes celtes, nous exposa le système Beith-Luis-Nion, système antérieur au Beith-Luis-Fearn, qui comporte de nouveaux signes ajoutés, plus utilisé de nos jours surtout pour la diviniation. B-L-N (Beith-Luis-Nion, treize lunaisons de vingt-huit jours, dansant en rond, rythmées par cinq porte les voyelles A O U E I) fut élaborer selon le Cad Goddeu, le combat des arbres, un poème médiéval gallois préservé au quatorzième siècle dans le manuscrit appelé le Livre de Taliesin. Ce poème se réfère à l’histoire traditionnelle du légendaire enchanteur Gwydion animant les arbres d’une forêt pour combattre en tant que son armée. À quoi servait l’écriture oghamique autrefois? Comme aide-mémoire des éléments composants l’Univers, comme représentations des forces cosmiques se manifestants à travers la forêt donc les arbres et comme symboles de communication entre les vivants et les morts (inscriptions sur les pierres tombales). Selon mon avis personnel, l’utilisation des oghams sert bien aussi maintenant d’outil de méditation et de visualisation, comme support énergétique lors de soins magnétiques entre autres… Les oghams sont les clés de la compréhension de la sagesse de la forêt, de notre interaction avec elle et comment cette sagesse peut influer sur notre vie. Ils sont des outils de réflexion et de travail sur soi. 

Le livre de Ballymote, un manuscrit datant de la fin du 14e siècle relatant des textes mythologiques irlandais et celui-ci nous décrit l’alphabet oghamique. On dit que les oghams ne représentent pas seulement les arbres, mais aussi les animaux, les fleurs, les oiseaux, les plantes, etc, et que si une herbe, une plante et un arbre ont les propriétés médicinales ou magiques similaires se retrouvaient alors regroupés sous la même lettre. Tout comme les runes nordiques, les oghams font partis de la toile de la vie ou du grand bosquet infini, du cosmos et nous rappellent que toutes les choses de ce monde sont intrinsèquement liées et une chose se reflète dans une autre. 

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